Le Maroc est l’hôte idéal pour les cinéastes et toutes les productions de tournage comme des documentaires

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Avec une culture cinématographique qui remonte aux années 80, le Royaume est une véritable plaque tournante pour le 7è art. En effet, une liste assez impressionnante de films a eu plusieurs villes du Maroc comme élément de l’intrigue du scénario ou comme élément du décor. En 1919, Mectoub de Jean Pichon et Daniel Quintin, en 1949, Mission à Tanger d’André Hunnebelle, en 1952, la môme vert de gris de Bernard Borderie, 1961, the inspector de Philippe Dune, en 1966, Requiem pour un agent secret de Sergio Sollima, en 1975, Le lion et le vent de John Milius, en 1987, The living daylights (Tuer n’est pas jouer) de John Glen, en 1992, La nuit sacrée de Nicolas Klotz, en 2004, Les temps qui changent d’André Téchiné, en 2007, La vengeance dans la peau. La liste est loin d’être exhaustive mais montre néanmoins la constance du pays dans les productions cinématographiques.D’ailleurs, du 23 au 30 janvier, Tanger a vibré au rythme de la 11è édition du Festival Nation du Cinéma. A cette occasion, quatorze de courts métrages étaient en compétition pour remporter le Grand prix du festival, le prix du meilleur scénario et la mention spécial. Il faut noter que cet évènement national compte également une compétition réservée aux longs métrages, qui concourent pour : le Grand prix du festival, le prix du jury, le prix de la 1ère œuvre cinématographique, le prix du meilleur scénario et les prix des meilleures interprétations féminine et masculine. Ce festival est l’occasion pour le public tangérois de voir la dernière réalisation des frères Swel et Imad Noury, « The man who sold the world ». C’est également l’occasion de découvrir, en avant-première, les réalisations de Jilali Ferhati, le fils prodigue de la ville, ou encore celles de Mohamed Ismail.

A souligner, l’hommage rendu, lors d’une soirée organisée le mercredi 27, à la monteuse Latifa Souihli et à deux des grands acteurs du terroir, Abdelkader Moutaâ et Amina Rachid. Les artistes ont été très émus et très reconnaissants d’avoir reçus ces distinctions, primant un travail de long haleine. Une autre icône marocaine du 7è art mis à l’honneur à titre posthume, l’acteur Mohamed Saïd Afifi, connu aussi bien sur les planches des théâtres nationaux que sur les écrans de télévision.

Pourtant, il ne faut pas oublier que c’est surtout l’image de Tanger qui est mis en avant par l’organisation de ce Festival, et que d’autre part, cette ville a réussi à fidéliser cet évènement qu’elle a aussi rendu annuel. Cela s’explique par le renouveau qu’a connu la ville en l’espace de quelques années, d’autant plus que ce Festival constitue une vitrine véritable aussi bien pour la ville qui l’accueil que pour le cinéma. Cette promotion, qui ne dit peut-être pas son nom, a pour effet de permettre à cette ville, que son passé de repaire d’espions durant les premières décennies du XXè siècle rend mystérieuse à bien des égards, d’être le centre d’intérêt de grands producteurs.

On peut estimer, sans grand risque de se tromper, que la ville de Tanger saura tirer profit des retombés de cet évènement qui, au fil du temps, prend de l’ampleur. Et il ne s’agit pas simplement du domaine artistique puisque l’économie de la ville connaît, pendant toute la durée du Festival, une sorte de frénésie qui permet de prolonger la saison touristique.

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